Hâti, le meilleur des fufus
Publié : 16 janv. 2023, 12:58
Mon Titou..
Depuis quelques temps, tu n'allais pas bien. Cette saloperie de giardiose t'a eu, t'as affaibli et fatigué, abîmé ton estomac et tes intestins.. On à fait tout ce qu'on à pu, on t'as emmené chez le vétérinaire, suivi les traitements à la lettre, dépensé sans compter, en espérant te sauver et pouvoir te garder avec nous..
Samedi matin, tes pattes arrières t'ont lâchées pour de bon, tu ne mangeais plus malgré mes soins et mes gavages, tu me recrachais tout dessus, tu essayais de te sauver pour ne pas manger.. Même les abats que nous sommes allés te chercher chez le boucher ne te tentaient pas, alors que tu adorais ça... Je suis restée des heures, jours et nuits, à pleurer, à t'implorer d'aller mieux, à te demander de vivre et de te remettre, j'ai passé des heures à te gaver, à te peser et à essayer de te changer les idées. Tu ne savais plus bouger, juste te traîner avec tes pattes avant, en espérant atteindre ta litière, ou venir nous voir. Tu tombais, te cognais, grelottais, chouinait de peine quand tu devais aller à la litière, ou bouger, sans y parvenir, et que c'est moi ou Papa qui devions te tenir et te lever la queue pour que tu ailles faire tes besoins sans que tu te retrouves la tête dans tes excréments ou que tu te fasses dessus, prostré..
Tu te seras battu comme un lion, durant ces deux semaines et demi. Tu avais repris un peu de poids, puis tout reperdu dans la foulée. Tu avais recommencé à jouer légèrement, et puis, apathie totale, même tes jouets et friandises préférés ne te faisaient plus rien.. Ton frère lui, avait compris. Il ne t'embêtait plus, ne venais plus te chercher pour jouer, tout au plus, il venait se mettre sur toi pour te toiletter et te tenir chaud pendant tes siestes interminables..
J'aurais tellement voulu faire plus. Trouver la solution miracle qui t'aurais permis de rester avec nous, de monter encore dans le sapin pour piquer les décorations, te laisser encore jouer à cache-cache dans la cuisine, ou à la bagarre sur le canapé.. Si j'avais su, je t'aurais laissé faire.
Tu as gardé des yeux plein d'amour jusqu'au bout, tu m'auras fait des bisous jusqu'à la fin. Tu auras niché ta petite tête de filou dans mon cou jusqu'au dernier moment, sans rien dire, en soupirant de bonheur dans mes bras, quand bien même moi et Papa pleurions tout ce qu'on avait. Tu savais, tu savais déjà que tu allais t'en aller, même si pour nous, c'était l'inconcevable, le pire, l'apogée de la douleur et de l'horreur. Te perdre.
Toi, le furet câlin, collant, affectueux, toujours avec moi partout où j'allais. Toi, qui nous as mordu au sang quand on t'as eu, mais qui est devenu une crème par la suite, à force de patience et d'amour. Toujours joyeux, toujours à vouloir jouer et faire les pires bêtises. Tu nous en aurais fait avoir, des syncopes. Quand tu t'es sauvé de ton harnais en balade, quand tu es monté en haut du sèche-linge, quand tu t'es coincé dans les tiroirs du bureau, quand tu mangeais comme un goinfre et que tu t'étruquais avec tes croquettes..
Tu nous auras fait rire, en baladant tes poussins partout dans la pièce comme si tu étais le roi du monde, en faisant ta danse du furet sur le lit, quand on t'as finalement fait comprendre qu'on ne te voulait aucun mal, et que tu sautais dans les mains à Papa pour qu'il te relance dans les draps du lit..
Tu sais, je ne réalise pas encore. Cette nuit, je me suis levée aux heures habituelles pour te donner ta bouillie, c'est seulement en arrivant devant votre pièce, et en ne voyant que ton frère, que j'ai finalement réalisé : Tu n'es plus là. Tu es parti, pour un monde meilleur, mais tu n'es plus là. Je ne te verrai plus jamais. Je n'aurais plus l'occasion de te bisouter le matin au réveil, de t'entendre faire des petits bruits de bébé sous mes gratouilles. Je n'entendrais plus jamais la musique de ton poutpout joyeux. Je ne te râlerai plus dessus comme quand tu me retournais le linge tout juste repassé, ou comme quand tu me volais mes affaires pour te cacher sous le buffet. Papa non plus ne réalise pas, il à pleuré toute la nuit. Tu as laissé un vide que rien ne pourra jamais plus combler, que rien ne pourra colmater ou remplacer. Papa s'est endormi avec ton doudou dans les bras, la mort dans l'âme. J'ai gardé les poils de ta première mue, j'ai passé la nuit à les garder entre mes doigts, comme si c'était toi, que j'avais contre moi..
Ca n'à jamais été aussi dur, sans toi. Tu manques à ton frère, il te cherche partout, il t'attends. Hier soir il faisait encore des allers-retours dans la pièce en courant, comme quand vous vous courriez après.. Je m'attends toujours à te voir sortir de derrière un tissu, de te voir me sauter dessus au détour d'un couloir, de te revoir jouer dans les serviettes à la salle de bains.. Mais tu n'es plus.
Tu étais tout ce dont un parent fuif peut rêver : obéissant, câlin, doux, joueur, drôle, affectueux, intelligent, malin, filou, un poil bordélique et têtu, gentil. Jamais aucun furet ne saura te remplacer dans nos coeurs, et tu ne les quitteras jamais.
Tu adorais aller te balader, à la plage, la mer, dans les bois, dans les parcs, tu adorais creuser et te rouler dans l'herbe, tu aimais ton doudou par-dessus tout, l'huile de coco tout autant. Tu aimais jouer à la bagarre et au loup avec ton frère et Papa, je ne compte plus les heures que tu as passé dans mes bras. Tu adorais ta balle à croquettes, ta balle à grelots, mettre le souk à 4h du matin, et t'évader de ta pièce pour venir fouiller dans nos chaussures en catimini..
Je n'oublierais jamais ton regard, plein d'amour, quand j'ai senti ta respiration s'arrêter, pour toujours. Quand j'ai vu la lueur de tes petits yeux s'éteindre à jamais, et que tu m'as fait ta dernière lèche. Dernier acte d'amour, d'un furet qui en était rempli.
J'ai les yeux éteints, moi aussi. Je n'ai pas mangé depuis, ni bu, ni dormi. J'ai le coeur à la dérive, l'âme qui coule, les yeux vides. Je n'ose même plus toucher tes tissus, tes jouets, ultimes reliques de ta présence avec nous. Papa est allé au travail les yeux embués de larmes, le coeur serré, il pleurait comme un enfant, et moi aussi.
Tu as été mon ami, mon confident, mon clown, tu m'as toujours écoutée, dans les bons comme les mauvais moments, tu es toujours venu me câliner, me lécher le visage et me demander des gratouilles. Tu auras été l'animal le plus important dans ma vie et dans mon coeur.
J'espère que tu as été heureux avec nous, on à tout fait pour. J'espère que tu auras eu une belle vie, que tu auras senti à quel point on t'aimais, et à quel point on t'aime toujours, à quel point ta mort laisse un vide à la maison, dans nos coeurs, mais surtout dans celui de ton frère. Il va lui falloir du temps pour comprendre que tu es parti. Mais ne t'en fais pas, on prendra soin de lui, et il vivra pour deux.
A la fin, tu pesais 500grammes tout rond, le poids que tu faisais quand nous sommes allés te chercher, le 25 août 2021 chez ton naisseur, avec ton frère. Tu aurais eu 2 ans le 8 mai 2023, tu avais 1 an et 7 mois. Tu t'es éteint dans nos bras, à moi et Papa, entouré d'amour et de caresses, vers 16h30, ce 15 janvier 2023..
A mon meilleur ami, mon fils, ma boule de poils, mon Titou, mon dodu, mon amour, mon petit coeur de beurre, ma saucisse..
Tu me manques tellement mon gros, tu n'imagines pas à quel point. Si Papa et ton frère n'étaient pas là, je crois que je serai partie te rejoindre.
Je te souhaites un bon voyage mon amour, j'espère que tu veilleras sur ton frère de là où tu es, et que là-haut, tu poutpouteras jusqu'à la fin des temps.
J'aurais tellement aimé faire plus, te garder encore près de moi, au chaud dans mes bras.. Je suis désolée Hâti.
Je t'aime, pour toujours et à jamais.
Maman , Papa et Sköll.








"On risque de pleurer un peu, quand on s'est laissé apprivoiser.." - Antoine de St-Exupéry, "Le Petit Prince"
Depuis quelques temps, tu n'allais pas bien. Cette saloperie de giardiose t'a eu, t'as affaibli et fatigué, abîmé ton estomac et tes intestins.. On à fait tout ce qu'on à pu, on t'as emmené chez le vétérinaire, suivi les traitements à la lettre, dépensé sans compter, en espérant te sauver et pouvoir te garder avec nous..
Samedi matin, tes pattes arrières t'ont lâchées pour de bon, tu ne mangeais plus malgré mes soins et mes gavages, tu me recrachais tout dessus, tu essayais de te sauver pour ne pas manger.. Même les abats que nous sommes allés te chercher chez le boucher ne te tentaient pas, alors que tu adorais ça... Je suis restée des heures, jours et nuits, à pleurer, à t'implorer d'aller mieux, à te demander de vivre et de te remettre, j'ai passé des heures à te gaver, à te peser et à essayer de te changer les idées. Tu ne savais plus bouger, juste te traîner avec tes pattes avant, en espérant atteindre ta litière, ou venir nous voir. Tu tombais, te cognais, grelottais, chouinait de peine quand tu devais aller à la litière, ou bouger, sans y parvenir, et que c'est moi ou Papa qui devions te tenir et te lever la queue pour que tu ailles faire tes besoins sans que tu te retrouves la tête dans tes excréments ou que tu te fasses dessus, prostré..
Tu te seras battu comme un lion, durant ces deux semaines et demi. Tu avais repris un peu de poids, puis tout reperdu dans la foulée. Tu avais recommencé à jouer légèrement, et puis, apathie totale, même tes jouets et friandises préférés ne te faisaient plus rien.. Ton frère lui, avait compris. Il ne t'embêtait plus, ne venais plus te chercher pour jouer, tout au plus, il venait se mettre sur toi pour te toiletter et te tenir chaud pendant tes siestes interminables..
J'aurais tellement voulu faire plus. Trouver la solution miracle qui t'aurais permis de rester avec nous, de monter encore dans le sapin pour piquer les décorations, te laisser encore jouer à cache-cache dans la cuisine, ou à la bagarre sur le canapé.. Si j'avais su, je t'aurais laissé faire.
Tu as gardé des yeux plein d'amour jusqu'au bout, tu m'auras fait des bisous jusqu'à la fin. Tu auras niché ta petite tête de filou dans mon cou jusqu'au dernier moment, sans rien dire, en soupirant de bonheur dans mes bras, quand bien même moi et Papa pleurions tout ce qu'on avait. Tu savais, tu savais déjà que tu allais t'en aller, même si pour nous, c'était l'inconcevable, le pire, l'apogée de la douleur et de l'horreur. Te perdre.
Toi, le furet câlin, collant, affectueux, toujours avec moi partout où j'allais. Toi, qui nous as mordu au sang quand on t'as eu, mais qui est devenu une crème par la suite, à force de patience et d'amour. Toujours joyeux, toujours à vouloir jouer et faire les pires bêtises. Tu nous en aurais fait avoir, des syncopes. Quand tu t'es sauvé de ton harnais en balade, quand tu es monté en haut du sèche-linge, quand tu t'es coincé dans les tiroirs du bureau, quand tu mangeais comme un goinfre et que tu t'étruquais avec tes croquettes..
Tu nous auras fait rire, en baladant tes poussins partout dans la pièce comme si tu étais le roi du monde, en faisant ta danse du furet sur le lit, quand on t'as finalement fait comprendre qu'on ne te voulait aucun mal, et que tu sautais dans les mains à Papa pour qu'il te relance dans les draps du lit..
Tu sais, je ne réalise pas encore. Cette nuit, je me suis levée aux heures habituelles pour te donner ta bouillie, c'est seulement en arrivant devant votre pièce, et en ne voyant que ton frère, que j'ai finalement réalisé : Tu n'es plus là. Tu es parti, pour un monde meilleur, mais tu n'es plus là. Je ne te verrai plus jamais. Je n'aurais plus l'occasion de te bisouter le matin au réveil, de t'entendre faire des petits bruits de bébé sous mes gratouilles. Je n'entendrais plus jamais la musique de ton poutpout joyeux. Je ne te râlerai plus dessus comme quand tu me retournais le linge tout juste repassé, ou comme quand tu me volais mes affaires pour te cacher sous le buffet. Papa non plus ne réalise pas, il à pleuré toute la nuit. Tu as laissé un vide que rien ne pourra jamais plus combler, que rien ne pourra colmater ou remplacer. Papa s'est endormi avec ton doudou dans les bras, la mort dans l'âme. J'ai gardé les poils de ta première mue, j'ai passé la nuit à les garder entre mes doigts, comme si c'était toi, que j'avais contre moi..
Ca n'à jamais été aussi dur, sans toi. Tu manques à ton frère, il te cherche partout, il t'attends. Hier soir il faisait encore des allers-retours dans la pièce en courant, comme quand vous vous courriez après.. Je m'attends toujours à te voir sortir de derrière un tissu, de te voir me sauter dessus au détour d'un couloir, de te revoir jouer dans les serviettes à la salle de bains.. Mais tu n'es plus.
Tu étais tout ce dont un parent fuif peut rêver : obéissant, câlin, doux, joueur, drôle, affectueux, intelligent, malin, filou, un poil bordélique et têtu, gentil. Jamais aucun furet ne saura te remplacer dans nos coeurs, et tu ne les quitteras jamais.
Tu adorais aller te balader, à la plage, la mer, dans les bois, dans les parcs, tu adorais creuser et te rouler dans l'herbe, tu aimais ton doudou par-dessus tout, l'huile de coco tout autant. Tu aimais jouer à la bagarre et au loup avec ton frère et Papa, je ne compte plus les heures que tu as passé dans mes bras. Tu adorais ta balle à croquettes, ta balle à grelots, mettre le souk à 4h du matin, et t'évader de ta pièce pour venir fouiller dans nos chaussures en catimini..
Je n'oublierais jamais ton regard, plein d'amour, quand j'ai senti ta respiration s'arrêter, pour toujours. Quand j'ai vu la lueur de tes petits yeux s'éteindre à jamais, et que tu m'as fait ta dernière lèche. Dernier acte d'amour, d'un furet qui en était rempli.
J'ai les yeux éteints, moi aussi. Je n'ai pas mangé depuis, ni bu, ni dormi. J'ai le coeur à la dérive, l'âme qui coule, les yeux vides. Je n'ose même plus toucher tes tissus, tes jouets, ultimes reliques de ta présence avec nous. Papa est allé au travail les yeux embués de larmes, le coeur serré, il pleurait comme un enfant, et moi aussi.
Tu as été mon ami, mon confident, mon clown, tu m'as toujours écoutée, dans les bons comme les mauvais moments, tu es toujours venu me câliner, me lécher le visage et me demander des gratouilles. Tu auras été l'animal le plus important dans ma vie et dans mon coeur.
J'espère que tu as été heureux avec nous, on à tout fait pour. J'espère que tu auras eu une belle vie, que tu auras senti à quel point on t'aimais, et à quel point on t'aime toujours, à quel point ta mort laisse un vide à la maison, dans nos coeurs, mais surtout dans celui de ton frère. Il va lui falloir du temps pour comprendre que tu es parti. Mais ne t'en fais pas, on prendra soin de lui, et il vivra pour deux.
A la fin, tu pesais 500grammes tout rond, le poids que tu faisais quand nous sommes allés te chercher, le 25 août 2021 chez ton naisseur, avec ton frère. Tu aurais eu 2 ans le 8 mai 2023, tu avais 1 an et 7 mois. Tu t'es éteint dans nos bras, à moi et Papa, entouré d'amour et de caresses, vers 16h30, ce 15 janvier 2023..
A mon meilleur ami, mon fils, ma boule de poils, mon Titou, mon dodu, mon amour, mon petit coeur de beurre, ma saucisse..
Tu me manques tellement mon gros, tu n'imagines pas à quel point. Si Papa et ton frère n'étaient pas là, je crois que je serai partie te rejoindre.
Je te souhaites un bon voyage mon amour, j'espère que tu veilleras sur ton frère de là où tu es, et que là-haut, tu poutpouteras jusqu'à la fin des temps.
J'aurais tellement aimé faire plus, te garder encore près de moi, au chaud dans mes bras.. Je suis désolée Hâti.
Je t'aime, pour toujours et à jamais.
Maman , Papa et Sköll.








"On risque de pleurer un peu, quand on s'est laissé apprivoiser.." - Antoine de St-Exupéry, "Le Petit Prince"